Réfléchir son régime


Sa lancer dans un régime n’est pas une aventure de tout repos. Bien qu’en général on décide de commencer sur un coup de tête, c’est quelque chose à organiser, votre vision du début ne sera pas la même au fur et à mesure des mois passés.

Pour ma part, la date clef est celle du 17 mai 2014, avant je me suis dit un nombre incalculable de fois « Aujourd’hui, j’y vais » ou encore « Lundi je commence », j’ai tenté de nombreux régimes en vain, ou du moins qui étaient efficaces sur le court terme mais inutile sur le long terme.

Je le répète tout le temps: le déclic ne peut venir que de vous, bien-sûr des éléments extérieurs peuvent vous amenez à la décision de commencer, mais le principal facteur c’est vous et vous seul.

Alors vous voilà décidé à prendre votre vie en main, à ne plus souffrir d’obésité, à préserver votre santé. Bravo! Gardez toujours en mémoire ce qui vous a fait commencer, car cette prise de conscience vous pourrez vous en resservir quand vous vous sentirez faible, quand vous serez prêt à craquer ou à abandonner.

Quand j’ai débuté mon régime ma seule obsession était le poids, quand je dis obsession je pèse le sens du mot. En effet, je scrutais mon poids chaque jour, voire plusieurs fois par jour. 100 grammes en moins sur la balance et me voilà à exécuter une danse de la joie approximative dans ma salle de bain. J’avais pour objectif de perdre 30 kilos, mais je ne m’étais pas fixé de durée pour cela. La patience est fondamentale. Les personnes qui souhaitent perdre vite du poids ne sont pas dans la bonne optique. Le travail de rééquilibrage se fait sur plusieurs mois, années…

Alors oui au début quand on voit les chiffres sur la balance diminuer ça nous encourage à continuer, à persévérer. Même 1kg est devenu extra-ordinaire lorsque l’on vient de l’obésité. Au début ça descend facilement, la reprise en main est efficace. Oui mais au bout d’un moment ça ralentit, ça peut en décourager plus d’un mais justement…

Il est temps de changer de vision à partir de ce moment, de faire un bilan sur sa perte de poids et de recalculer là où l’on souhaite aller.

J’ai commencé à stagner à  63 kg puis 59 kg, j’avais déjà enregistré une perte de 28 kg en 7 mois. Prise de passion assez subite pour la course à pied, j’ai délaissé progressivement la balance pour me fixer sur mes entraînements et compétitions.

J’ai accentué le fitness et la musculation douce. Mon poids stagnait mais ma silhouette évoluait. J’ai commencé à prendre mes mensurations, et en effet mon corps évoluait sans que forcément la balance face de même. Certaines personnes reprennent même du poids mais avec des centimètres de taille, cuisses… en moins.

Là il y a deux camps, le premier est celui des personnes qui ne regardent que le poids, et qui ne veulent que maigrir à tout prix, le second est celui des personnes qui acceptent la stagnation voire la prise de poids mais qui veulent un corps galbé, musclé, ferme.

J’ai fait le choix d’opter pour le poids qui stagne mais une silhouette qui se développe harmonieusement et qui devient plus ferme. Et oui, à quoi servirait ma perte de poids si c’est pour ressembler à de la gelée anglaise? (Oui on a tous été traumatisé par ce dessert lors des échanges scolaires au royaume de Queen Elisabeth)

Il faut donc accepter que ce que l’on avait prévu au début ne soit plus la finalité de notre aventure. Quand j’ai commencé ce n’était pas dans l’optique de courir, et pourtant maintenant que j’aime ça, je me retrouve même à faire des semi-marathons et à prévoir un marathon. Ma vision de moi-même, du sport et de l’alimentation n’a cessé d’évoluer au cours des derniers mois.

N’hésitez pas à revoir votre régime, à l’adapter selon ce que vous souhaitez faire sportivement. Par exemple maintenant que je ne peux plus courir (d’ailleurs Noël approchant, si vous souhaitez m’offrir deux genoux neufs je vous en serai vraiment reconnaissante) je ne vais plus manger comme avant, je ne fais plus 100km par mois de course à pied, je dois donc revoir à la baisse certains apports de mon alimentation. Je vais me mettre progressivement au vélo, et selon les sorties et kilomètres que j’avalerai par semaine je pourrais repenser mon alimentation.

S’adapter est très important, de base je ne suis pas la meilleure amie des féculents, j’ai un peu, enfin, beaucoup de mal à en avaler, mais c’est nécessaire quand on fait du sport. Dès que je sais que je vais me faire une séance à la salle de sport, je fais le plein avant ou après pour gérer mes apports énergétiques. Quand je ne fais pas de sport je passe un peu outre ma portion de féculent (attention, en aucun cas j’encourage les personnes à ne pas manger de féculents, c’est juste que personnellement je n’aime pas vraiment ça).

Au cour de votre aventure vous allez changer, vous allez maîtriser de plus en plus votre vie, vos habitudes alimentaires et sportives, et vous verrez que vous prendrez plaisir à organiser selon vos envies, vos nouveaux objectifs.

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